Disjoncteurs : comment ça marche ?

28 octobre 2020
Auteur(s): Céline_BDD


Disjoncteurs : comment ça marche ?

Essentiel à la sécurité de votre installation électrique, le disjoncteur intervient en cas de surchauffe ou de court-circuit. Comment fonctionne un disjoncteur domestique ? Décryptage.


Disjoncteur - iStock.freeman98589

Le rôle du disjoncteur

Le disjoncteur est une composante du panneau électrique. De ce fait, tous les appareils électriques y sont reliés. À l’instar d’un interrupteur manuel, il permet littéralement d’allumer ou d’éteindre. La grande différence réside dans le fait que le disjoncteur se déclenche automatiquement. Son rôle est de protéger le panneau des courts-circuits. Un court-circuit est une surintensité produite par un contact accidentel entre deux conducteurs d’un même circuit électrique. En cas de surintensité électrique, le disjoncteur s’active pour couper le courant. L’interrupteur du disjoncteur, représenté sous forme de manette sur le panneau électrique, tombe alors en position « OFF » ou « 0 », selon les modèles. Le reste du temps, le courant passe sans aucune interruption.

Le fonctionnement du disjoncteur

Dans la plupart des installations domestiques, le courant est monophasé, c’est-à-dire qu’il est constitué d’une seule phase électrique et de trois fils : la phase, le neutre et la terre. Les installations électriques reliées à des appareils d’utilisation professionnelle nécessitent une tension plus importante, et l’installation d’un courant triphasé (3 phases et un neutre). Il existe plusieurs types de disjoncteurs sur le panneau électrique, que vous retrouverez sur Elec44.fr

Le disjoncteur dit « général » ou « de branchement » protège l’installation électrique en assurant la coupure de courant d’urgence dans toutes les pièces de la maison. Il ne suffit cependant pas à assurer la sécurité de l’installation et des personnes.

Le disjoncteur divisionnaire est branché à chaque appareil électrique de la maison. Il est équipé d’une bobine qui détecte le court-circuit via un circuit magnétique. De ce fait, il identifie et coupe le circuit directement responsable du court-circuit ou de la surtension électrique. Son matériel thermomécanique réagit selon la température pour détecter le phénomène de surcharge électrique. Visuellement, la manette du circuit en cause est abaissée sur le panneau.

Placé entre le disjoncteur général et au-dessus du disjoncteur divisionnaire, l’interrupteur différentiel protège les personnes du risque physique d’électrocution. Il est pourvu d’un bouton et d’une manette qui permet de couper et de réarmer manuellement tous les circuits électriques raccordés. Grâce à un procédé électromagnétique, le disjoncteur différentiel compare quant à lui l’intensité du courant des courants entrant et sortant, qui doivent être rigoureusement identiques. En cas de variation supérieure à un seuil prédéterminé, le disjoncteur identifie une fuite de courant et coupe l’alimentation. Les disjoncteurs différentiels sont classés en trois catégories, selon les utilisations : AC : pour l’éclairage et les différentes prises électriques ; A pour des appareils électroménagers récents pourvus de circuits électroniques ; HI, HpI ou SI pour les appareils comme les alarmes ou les congélateurs, qui ne peuvent supporter de longues coupures de courant.

À noter : Lorsque le disjoncteur saute, c’est qu’il y a un problème de surtension. Pour prévenir les risques d’incendie, il convient d’identifier le problème et de le régler avant de réenclencher le disjoncteur.

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