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Les isolants minces

La structure des isolants minces

Les isolants minces ne sont pas composés d’un matériau unique, mais sont en fait constitués d’une série de couches successives avec une

alternance de parements et de couches intermédiaires. Les parements sont le plus souvent composés d’aluminium voire de produits aluminisés à l’aspect brillant. Les couches intermédiaires, elles, sont de natures plus diverses. Il peut s’agir de feutres, mousses synthétiques, laines minérales, etc.

Selon la technique employée, les couches des isolants minces peuvent être cousues, collées ou soudées les unes aux autres. Le rendu final de l’ensemble ne faisant que quelques millimètres d’épaisseur à quelques centimètres au maximum, d’où le terme d’isolants minces. A noter que les isolants minces sont parfois aussi appelés isolants thermoréflectifs ou isolants multicouches réfléchissants (IMMR).

En cela les isolants minces sont en quelque sorte à l’opposé des isolants écologiques, car gros consommateurs d’énergie grise du fait de l’utilisation de l’aluminium et de mousses de synthèse. Ils ne sont pas non plus recyclables, du moins actuellement. La liaison des couches empêchant de récupérer facilement leur contenu.

Le principe d’isolation par réflexion chez les isolants minces

Les isolants minces utilisent la réflexion pour isoler. En effet, leur faible épaisseur même si elle les rend faciles à manipuler et à poser, les rend aussi peu propices à l’inertie thermique par conduction. Ils doivent donc faire appel à une autre stratégie pour agir sur les flux thermiques. L’atout des isolants mince se concentre donc essentiellement sur la réflexion directement induite par leurs parements brillants. Par leur conception, ils réfléchissent le rayonnement infrarouge et limitent ainsi les pertes de chaleur par rayonnement.

Selon les différentes sources que l’on peut trouver sur le sujet, les isolants minces ont leur part de détracteurs et de supporters surtout en ce qui concerne leurs performances d’isolation. Au cœur du débat notamment, la prise en compte dans leur pouvoir isolant des lames d’air qui les entourent.

L’utilisation des isolants minces

Quoi qu’il en soit, même s’ils affichent parfois des résultats peu convaincants seuls, les isolants minces constituent un plus lorsqu’ils

sont utilisés en complément avec d’autres isolants. De plus, leur faible épaisseur qui a fait leur popularité permet de gagner un nombre non négligeable de mètres carrés pour les petites surfaces. Ils peuvent être utilisés au niveau des charpentes ou des murs pour un renfort d’isolation.

Il est toutefois recommandé de posséder une certaine expérience dans la pause des isolants pour la mise en œuvre des isolants minces, car une mauvaise utilisation ou un défaut d’installation peuvent entraîner de nombreux ponts thermiques. Au mieux, une perte du pouvoir isolant. Au pire, un défaut hygrométrie avec la possibilité d’apparition de moisissures. Ce dernier cas peut subvenir dans les combles ou dans un grenier. Pour l’éviter, il faut toujours garder à l’esprit que le bois des charpentes a besoin de respirer et qu’une bonne ventilation est donc nécessaire. Or, les isolants minces sont totalement imperméables à la vapeur d’eau et à l’air. Il faut donc bien savoir les utiliser.

Rédaction

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