Lorsque l’on fait des aménagements dans son intérieur et que l’on ajoute des équipements nécessitant une installation électrique, il arrive bien souvent qu’on oublie d’en mesurer les conséquences sur sa future facture énergétique. Avant de vous lancer dans ces modifications, il y a aussi une question à prendre en compte : votre installation électrique actuelle est-elle assez puissante pour suivre ? On fait le point.
La puissance souscrite, c’est quoi exactement ?
Avant de développer notre propos, il est nécessaire de faire le point sur la notion de “puissance souscrite”. Cela correspond à la puissance maximale que votre installation électrique peut utiliser en même temps. Concrètement, c’est le plafond de consommation instantanée que votre logement peut supporter sans faire sauter votre disjoncteur. Chaque appareil branché vient s’ajouter sur la consommation et si cela dépasse la puissance souscrite, le disjoncteur général va couper l’alimentation par sécurité.
Cette puissance souscrite s’exprime en kilovoltampères (kVA) et peut être consultée sur votre compteur Linky ainsi que sur votre facture d’électricité. Dans une résidence ou un logement individuel, cette puissance est comprise entre 6 et 12 kVa.
Dans quels cas faut-il augmenter sa puissance souscrite ?
Lorsque l’on estime sa puissance souscrite au moment de signer un contrat avec un fournisseur, on a souvent soit tendance à la sous-estimer, soit à la surestimer. Et cela a un impact sur votre facture.
Si vous avez malheureusement sous-estimé vos besoins énergétiques et que vous ajoutez de nouveaux équipements dans votre logement, cela peut générer des coupures. C’est pourquoi il est nécessaire de bien connaître son installation ainsi que ce que comprend votre contrat.
Plusieurs situations doivent vous alerter :
- Le cumul plausible de vos équipements dépasse votre puissance actuelle : si tous vos usages simultanés atteignent le plafond de la puissance souscrite, une hausse de celle-ci s’impose avant que cela ne devienne un souci ;
- Le disjoncteur saute régulièrement : une coupure ponctuelle, cela peut arriver. Mais si cela devient fréquent, c’est le signal que votre installation est sous-dimensionnée ;
- L’installation d’une borne VE : de plus en plus fréquentes chez les particuliers, les bornes de recharge pour véhicule électrique consomment énormément. Il faut donc avoir le réflexe d’augmenter la puissance souscrite dès que vous avez ce projet ;
- Le changement du système de chauffage : imaginons que vous passez d’un chauffage à gaz à un chauffage électrique ou à une pompe à chaleur. Cela va modifier votre profil de consommation électrique et demander plus de ressources. Dans ce cas là, il ne faut pas hésiter à opter pour un fournisseur d’électricité moins cher comme TotalEnergies afin que ce projet soit intéressant pour votre budget.
Comment augmenter sa puissance électrique ?
Bonne nouvelle pour vous : c’est une démarche assez simple et rapide ! Elle se fait directement auprès de votre fournisseur d’électricité, qui transmet l’ordre à Enedis.
Le coût varie selon le sens du changement :
- une baisse de puissance électrique est le plus souvent gratuite ;
- une hausse de puissance électrique peut engendrer quelques frais, une quarantaine d’euros en moyenne selon nos recherches.
Le délai d’intervention est court : Enedis peut intervenir à distance sur votre compteur Linky, sans qu’un technicien n’ait besoin de venir chez vous.
Quels sont les équipements qui sont le plus énergivores dans votre logement ?

En lisant cet article, vous vous posez peut-être la question : dois-je augmenter ma puissance souscrite ? Afin d’y voir plus clair, voici une courte liste non exhaustive des principaux équipements qui ont un impact sur votre consommation électrique :
- Plaque à induction : jusqu’à 7,2 kW en cumul des foyers de cuisson
- Four électrique : environ 3 kW
- Lave-linge ou sèche-linge : environ 2 kW
- Climatisation : de 1,5 à 3 kW selon le modèle
- Chauffe-eau électrique : de 2 à 3 kW
- Borne de recharge pour véhicule électrique : de 3,7 à 22 kW selon la puissance choisie
Ayez ce réflexe : additionnez la puissance des appareils susceptibles de fonctionner simultanément (par exemple : plaque de cuisson + four + lave-linge en soirée) et comparez ce total à la puissance souscrite actuelle, visible sur votre compteur Linky ou votre facture d’électricité.
En conclusion, avant d’ajouter de nouveaux équipements comme des prises électriques, une borne de recharge VE ou de nouvelles plaques de cuisson, prenez le temps d’estimer le cumul de puissance de vos équipements et de le comparer à votre abonnement. Augmenter votre puissance souscrite est une opération simple et rapide, peu coûteuse, qui vous évitera bien des mauvaises surprises !















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